Une même chevelure peut présenter plusieurs textures sur une seule tête, rendant l’identification du type de cheveux complexe. Les classifications traditionnelles, souvent limitées à quatre catégories, ne prennent pas en compte la densité, la porosité ou l’élasticité, pourtant déterminantes dans l’apparence et le comportement du cheveu.
La confusion règne parfois entre cheveux bouclés et ondulés, ou entre cheveux fins et clairsemés, alors que chaque critère influe différemment sur le choix des soins. Les habitudes de coiffage ou les traitements chimiques faussent aussi le diagnostic. La reconnaissance du type de cheveux nécessite donc un regard précis sur des caractéristiques parfois méconnues.
Pourquoi connaître son type de cheveux change tout au quotidien
Déterminer son type de cheveux ne tient pas du caprice ni d’une simple tendance : chaque fibre impose ses conditions à la routine capillaire. Un cheveu tout en finesse réclame de la légèreté, alors qu’une masse épaisse a besoin de soins ciblés et de patience.
Les cheveux ne restent jamais vraiment figés. Les hormones, l’âge, ce que l’on mange, certains médicaments : tout cela influe, parfois sans prévenir. Un cuir chevelu qui tiraille, une chevelure qui s’alourdit subitement, des boucles qui se relâchent, chaque changement envoie un signal. À chaque variation, il faut réévaluer ses gestes.
Voici les axes à surveiller pour adapter les soins :
- Routine capillaire : ajustez vos gestes à la nature de vos cheveux.
- Soins capillaires : choisissez des formules qui respectent texture et porosité.
- Produits capillaires : privilégiez des actifs cohérents avec vos besoins, sans surcharge ni insuffisance.
Un bon diagnostic ne sert pas qu’à remplir une étagère de salle de bain. Il protège le cuir chevelu, permet à la chevelure de respirer, d’exprimer sa vraie nature. L’erreur la plus courante consiste à appliquer des produits mal choisis : trop riches pour certains, trop agressifs pour d’autres. D’autres critères comptent : la densité, la porosité, la faculté du cheveu à absorber l’eau ou les soins. Tout commence par l’observation : prenez le temps de regarder, de toucher, de séparer les mèches, d’identifier ce qui fait la singularité de vos fibres.
La nature du cheveu n’est pas une donnée figée : elle bouge au fil des saisons, selon l’environnement, les habitudes. Quand le diagnostic est précis, le quotidien change radicalement : moins de casse, des cheveux plus faciles à vivre, une impression de naturel retrouvée.
Zoom sur les grandes familles de cheveux : lisses, ondulés, bouclés, crépus
Le classement d’André Walker, adopté par de nombreux professionnels, distingue quatre grandes familles, chacune divisée en trois sous-types. Le type 1 désigne les cheveux lisses : les 1A sont ultra-fins, raides comme des baguettes, peu enclins à la boucle ; les 1C, plus épais, offrent une brillance et une densité notables.
Avec le type 2, place aux cheveux ondulés. Les 2A présentent des ondulations légères et souples, les 2C affichent du volume, des vagues parfois rebelles, et des frisottis qui réclament une gestion attentive.
Le type 3 s’adresse aux cheveux bouclés. Les 3A dessinent des boucles larges et souples, les 3B se resserrent en spirales bien définies, et les 3C multiplient les boucles denses, en tire-bouchon, à la texture plus ferme. Ici, l’hydratation n’est jamais superflue.
Enfin, le type 4 célèbre les cheveux crépus. Les 4A enroulent des spirales serrées, les 4B dessinent des angles plus marqués, presque en zigzag, et les 4C se caractérisent par une densité extrême, une fibre cotonneuse, très peu définie sans intervention. Ces chevelures offrent un potentiel de volume, d’expression et de créativité unique.
Connaître les différents types de cheveux permet d’affiner le diagnostic, d’individualiser les soins capillaires. Texture, élasticité, densité : chaque paramètre oriente la routine, du nettoyage à la définition des boucles.
Comment reconnaître facilement son type de cheveux à la maison ?
Attrapez une mèche, examinez-la à la lumière. La texture révèle tout de suite son caractère : lisse, ondulée, bouclée, crépue. Observez ce rendu naturel sur cheveux propres, sans aucun produit coiffant. Le système de Walker, adopté par les coiffeurs, repose sur ce premier regard.
Ensuite, testez l’épaisseur. Glissez un cheveu entre deux doigts. S’il se fait oublier, il est fin. S’il résiste, il est moyen. S’il se fait sentir, solide, il est épais. Ce simple geste donne des indices sur la réaction du cheveu à l’humidité, à la chaleur, ou aux soins.
Pour la densité, posez la main sur votre cuir chevelu. S’il apparaît facilement, la densité est faible. S’il reste caché sous la masse, la densité est forte. Ce critère joue sur l’impression de volume et la facilité du coiffage.
Interrogez la nature de votre fibre : cheveux normaux, gras, secs ou mixtes. Les cheveux normaux brillent avec modération et se démêlent sans problème. Les cheveux gras luisent trop vite, s’alourdissent en un rien de temps. Les cheveux secs s’emmêlent, se cassent, réclament une hydratation généreuse. Mixtes ? Racines grasses, pointes sèches, il faut doser les soins.
Pour évaluer la porosité, laissez tomber un cheveu propre dans un verre d’eau. Il coule rapidement ? Il absorbe tout, porosité élevée. Il flotte ? Il repousse l’eau, porosité faible. Ce test, simple et efficace, affine la connaissance de votre fibre.
C’est l’ensemble de ces éléments, texture, épaisseur, densité, nature, porosité, qui dessine la véritable carte d’identité de votre chevelure. Adapter sa routine et ses soins à ce profil, c’est miser sur des résultats visibles, durables, et une meilleure santé capillaire.
Des astuces simples pour prendre soin de chaque type de chevelure
Routine capillaire : ajustez, modulez, observez
Pour chaque type de fibre, certains gestes font vraiment la différence :
- Cheveux fins : choisissez des soins aériens, peu de matière, une gestuelle douce. Un shampoing volumateur, un soin léger sans rinçage, pas d’empilage de produits. Les huiles trop riches sont à éviter : elles pèsent sur la fibre. Leur priorité : la légèreté.
- Cheveux épais : privilégiez les masques nourrissants et les bains d’huile. La fibre demande de la rigueur, du temps sous la serviette. Démêlez sans précipitation, mèche par mèche, pour éviter de casser la structure.
- Cheveux bouclés et crépus : l’hydratation doit être constante. Appliquez une crème coiffante sans rinçage, scellez l’hydratation avec une huile végétale adaptée. Travaillez les boucles du bout des doigts, jamais à la brosse sèche. Optez pour un séchage à l’air libre ou au diffuseur, à faible puissance.
- Cheveux gras : espacez les lavages, utilisez un shampoing rééquilibrant. Le cuir chevelu se régule s’il respire un peu. Évitez les soins trop lourds. Massez doucement pour stimuler la microcirculation sans agresser.
- Cheveux secs et mixtes : concentrez les soins hydratants sur les longueurs et pointes, laissez les racines si elles regraissent vite. Les masques riches, appliqués longtemps, font la différence.
Petites habitudes, grands effets
Changer de taie d’oreiller pour de la soie ou du satin protège la fibre des frottements. L’eau trop chaude fragilise la cuticule, préférez la tiédeur. Séchez délicatement, sans frictionner. Les produits capillaires choisis en fonction du type de cheveux posent les bases d’une chevelure en pleine forme, peu importe la texture ou la nature.
Au fond, connaître ses cheveux, c’est s’offrir un terrain de jeu où chaque geste compte. Les fibres révèlent leur potentiel quand on prend le temps de les écouter, et alors, la routine ne ressemble plus à une corvée, mais à un vrai dialogue avec soi-même.


